Marathon de Paris 2017 – Enfin le bon ?

Bon soyons clair dès le départ, entre le marathon de Paris et moi c’est une histoire d’amour et de haine. J’ai connu de bons moments avec lui mais aussi de très mauvais entre mon 4h00’14’’ de 2010 alors que je pensais passer sous la barre des 4h00, les canicules de certaines années (notamment 2014 et 2015)… Bref, au vu de la météo annoncée ce jour-là, je m’attendais au pire pour cette édition. Ceci sans compter la sortie calamiteuse le mercredi précédent et une crise de paludisme le jeudi  soir. Du coup, tous les signaux étaient au rouge pour cette édition.

 

Je me réveille naturellement vers 5h du matin alors que j’avais programmé mon réveil à 6h mais je me sens plutôt bien. Je traîne un peu au lit et vers 6h je me mets en tenue et je vais prendre mon petit déjeuner qui se compose d’un thé et de cookies Overstim’s chocolat-Noisettes que je veux tester pour l’occasion. Le goût n’est pas mauvais, il y a de vraies noisettes et de vraies pépites de chocolat mais la texture est un peu caoutchouteuse.

Source: vincerunner

A 7h je quitte la maison pour aller prendre le métro. Un coup d’œil au thermomètre avant de partir m’apprend qu’il fait déjà 11°C. Je pressens le pire. De toutes manières, je me dis que mon objectif est l’Ultra Trail de la Brie des Morin et que je dois envisager ce marathon comme une sortie longue. Je vais donc y aller aux sensations. Ça me stresse un peu. Je m’installe dans le métro, direction la station Champs-Elysées Clémenceau. Il y a quelques coureurs mais moins que ce que j’aurais pu penser. Il faut dire qu’il est encore tôt mais comme j’ai toujours peur d’être en retard…

Je sors du métro à 7h35 soit 50’ avant l’heure du départ. La luminosité est magnifique, j’en profite donc pour faire quelques photos des Champs-Elysées interdits à la circulation pour l’occasion.

Source: vincerunner

Source: vincerunner

Je pénètre dans mon sas, celui des 3h15, vers 7h45 soit 40’ avant le départ. Il n’y a quasiment personne et je me retrouve donc en tête du sas.

Sans ma bouteille je stress car j’appréhende la déshydratation qui m’a joué bien des mauvais tours à, surtout que je me rends aux toilettes à plusieurs reprises. Il va falloir que je pense à m’hydrater sérieusement sur les ravitaillements.

A 8h13 les handisports s’élancent, suivis par les élites-préférentiels à 8h20 puis par le sas rouge. A 8h25, le départ des 3h15 est donné, d’abord la partie gauche des Champs-Elysées, puis la droite où je me trouve. C’est donc à 8h28 que je franchis la ligne de départ.

Le départ sur les Champs-Elysées est toujours aussi grisant. J’ai un peu de mal à respirer. Je me sens comme oppressé. Stress ? Départ un peu trop rapide sans véritable échauffement ? Je ne sais pas vraiment.

Je profite de la descente, somme toute assez rapide comme d’habitude. Je vois l’obélisque et la Grande Roue de la Concorde qui s’approchent. S’ensuit la rue de Rivoli. Au bout du 4ème km, les sensations commencent à être bonnes même si je ne me sens pas aussi léger que sur certaines courses. Je guette le ravitaillement du 5ème avec impatience. Il arrive enfin, place de la Bastille. Je prends une bouteille d’eau que je bois dans sa quasi-totalité. Je ne prends rien d’autre. Je prendrais un tube de gels au bout de 45’ de course comme préconisé par le vendeur d’Endurance Shop. J’espère ainsi éviter la sensation de bouche sucrée que j’ai pu avoir sur certaines éditions.

La monté se poursuit vers l’esplanade du Château de Vincennes. Les sensations sont plutôt bonnes même si mes mollets sont un peu douloureux. Cette douleur ne m’empêche pas trop d’avancer mais ça m’inquiète un peu quand même. Arrivée au 10ème km ma montre en indique 10,6, je trouve que ça fait beaucoup d’imprécision. Je veux bien que je n’avance pas droit pour éviter les coureurs mais quand même. J’en profite pour prendre mon premier gel. Le ravitaillement du 11ème  km apparaît rapidement. Je n’ai pas vu ni le temps ni les km passer. C’est plutôt bon signe. Juste après ce ravitaillement, je m’arrête pour une escale technique, la seule de tout le parcours.

Les km passent vite dans le bois de Vincennes au 14ème km les douleurs aux mollets se font plus intenses et je suis inquiet. Je continue comme si de rien n’était. J’arrive rapidement dans la grande descente de l’avenue de Gravelle et le ravitaillement du 16ème est déjà en vue. Ça passe vite !

Mes douleurs m’empêchent d’accélérer mais mon rythme reste constant.

La descente continue et c’est le ravitaillement du 20ème qui approche. Je prends mon deuxième gel avant d’y arriver. Un gel caramel beurre salé. Ça ne vaut pas le Salidou mais c’est bon quand même et surtout la texture liquide. J’apprécie beaucoup cette texture. Le semi est franchi en 1h42’46’’. C’est correct et je suis plutôt satisfait. A part mes douleurs aux mollets, je ne ressens aucun autre inconfort que ce soit la chaleur ou la soif. On arrive sur les quais, c’est une partie que j’appréhende à cause des tunnels qui cassent les jambes et surtout celui des tuileries qui est très long et très chaud. Le ravitaillement du 23ème est en vue, je trouve que cela fait court comme intervalle.

Les sorties de tunnels avec les montées passent sans problèmes. Je dois remercier Alexis et Marie-Anne pour les séances de côtes et d’escalier du lundi soir aux Buttes Chaumont avec la Team Trail Paris.

Le tunnel des Tuileries passe lui aussi sans problème, curieusement il n’y fait pas aussi chaud que d’habitude. Est-ce parce que cela fait un moment que les voitures n’y circulent plus ? En tous cas c’est agréable. Je sens que le rythme diminue et en consultant ma montre, je vois que j’ai perdu quasiment 10’’ depuis le début de la course. C’est bien moins que ce que je pensais.

Source: Maindru Photo

Le 27ème km marque un tournant dans ma course, des contractures commencent à apparaître dans les cuisses. C’est aussi le moment où je décide de changer l’affichage de ma montre car l’imprécision est trop grande, quasiment 800m et c’est dur pour le moral. Du coup, je passe du mode course au mode intervalle que je marque tous les 5km. Et là je m’aperçois que ma vitesse sur le circuit que j’estimais, au vu de mes sensations, à 5’30’’ au km est en fait plutôt autour de 5’10’’ ce qui change tout. Ça me remonte le moral. Du coup je tente d’accélérer un peu. Mes muscles ne sont pas trop pour cette option mais j’y arrive un peu quand même. Je consulte mon cardio qui lui est tranquille. Il est en mode sortie longue, oscillant entre 130 et 145 bpm. Je prends mon 3ème tube de gel.

Source: vincerunner

Peu avant le 29ème km j’aperçois le ravitaillement. Ici les choses se compliquent un peu. Les gens ont tendance à marcher beaucoup plus que sur les ravitos précédents et du coup prendre une bouteille et repartir est un peu plus compliqué.

 

 

A partir de là on entre dans un zone où il y a un peu moins de public. J’arrive rapidement à l’animation « Le mur du 30ème » Il y a 2 ans, je m’étais arrêté prendre une photo mais pas cette année. Je n’ai pas envie de m’arrêter. J’ai peur de ne pas repartir. Je continue à jeter un œil sur mon chrono. Je vois que l’allure est bonne. J’arrive à accélérer un petit peu.

Peu après la borne du 33ème, j’aperçois le ravitaillement. Le fait d’être passé en mode intervalle m’aide beaucoup car du coup la précision est bien meilleure. Je prends un 4ème tube de gel. Encore du caramel beurre salé. J’aurais dû le prendre un peu plus tard mais ça aurait été trop proche de l’arrivée. En tous cas, je le trouve toujours aussi bon.

J’entre dans le bois de Vincennes. C’est une partie que j’appréhende beaucoup car j’y ai beaucoup de mauvais souvenirs. Des souvenirs d’alternance marche-course, de crampes, de douleurs au ventre etc. cette fois tout se passe bien. J’encourage ceux qui souffrent en marchant. Je me revois à leur place. Je sais pertinemment ce qu’il se passe dans leur tête.

Le ravitaillement du 38ème km approche. Ce ne sont plus des bouteilles mais des gobelets qui sont distribués, ce qui m’oblige à marcher car je ne sais pas boire en courant avec un gobelet.

Finalement, je repars sans trop de difficultés. J’arrive à la bifurcation vers la fondation Louis Vuitton. Une nouveauté du parcours de cette année. Lorsque je passe devant ladite fondation, je la trouve finalement, comment dire… assez moche. Les vitres de couleur orange me font penser à un « Machin » des années 70…

J’accélère encore un peu. Je sens que c’est possible. Je me dis qu’il est sans doute possible de tutoyer les 3h30, voire d’être légèrement en dessous. Je remonte donc un certain nombre de coureurs. Mes mollets et mes cuisses sont toujours douloureux mais cette douleur ne varie pas en intensité.

Enfin j’aperçois la ligne et je tente un sprint final. Je franchis la ligne d’arrivée en 3h30’20’’ d’après ma montre (3h30’16’’ temps officiel). Je suis à la fois heureux d’avoir fini sans trop souffrir et un peu déçu de ne pas être en dessous des 3h30’ (j’aurais apprécié un 3h29’59’’…).

Source: Maindru Photo

Je me sens bien, pas de crampes, pas d’envie de vomir, je marche normalement !

Je récupère ma médaille, mon T-shirt et je téléphone à ma famille pour les rassurer.

Je continue d’avancer. Après avoir passé les consignes je continue vers l’arc de Triomphe au lieu d’aller prendre la ligne 6 à Kleber comme je le fais d’habitude.

Source: vincerunner

Source: vincerunner

Arrivé sur la place de l’Etoile, je continue vers les Champs-Elysées, comme ils sont encore fermés à la circulation, je décide de les redescendre jusqu’à la station Champs-Elysées Clémenceau. Je me sens bien, il fait beau et je prends tout mon temps.

Source: vincerunner

Je garde un bon souvenir de cette édition mais il va falloir que je cherche à comprendre l’origine de ces contractures que j’ai depuis quelques temps car il y a plusieurs causes possibles. A suivre…

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